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Hommage à Georges Buttet, ami et administrateur du CARI

Georges n’est plus... Il voulait vivre jusqu’à 120 ans. Sa lutte contre la maladie, avec obstination et sa seule foi n’ont pas suffit. Comment résumer sa vie en quelques lignes, tant elle fût riche, originale et… mouvementée ?

Aventurier, nomade anarchiste, faisant tous les métiers, généreux dans ses recherches, il a consacré une grande partie de sa vie à être éleveur de chevaux, défenseur passionné des races rustiques en voie de disparition. Notamment le cheval de Mérens dont il peut être considéré comme l’un des sauveteurs, la chèvre du Rove, races de poules, vache pie noire bretonne... Dans les années 70, il sillonnait la France, des Hautes-Alpes où il vivait en communauté, dans les Pyrénées, avec souvent comme seuls moyens ses convictions et le soutien des gens qu’il rencontrait et qui partageaient sa cause.

On peut le comparer à  un colporteur d’idées et de nouvelles qui liait facilement le dialogue avec les partenaires ou collaborateurs du CARI d’ici ou du bout du monde. C’est grâce à lui que certains dont Françoise Boutonnet, Présidente fondatrice du CARI, ont abordé l’élevage de chevaux et pu pratiquer l’équitation en montagne.

Il avait une foi insolente en la vie et ne laissait personne indifférent.

Il n’hésitait pas à s’engager en cohérence avec ses idées et les défendait fortement, même si avec l’âge il faisait plus « confiance à la providence » comme il aimait à le rappeler, et surprenant plus d’une fois des auditoires peu habitués à cette posture. 

Après un passage au CIEPAD où il a été à la fois bénévole et salarié, sensibilisant les premières classes de découvertes à la traction animale pendant quelques sessions, il a fait partie du groupe initial qui s’est engagé dans la fondation du CARI avec Patrice Burger. Au CARI, cet octogénaire sans âge, faisait  le « bénévole »,  tantôt  représentant le CARI dans des réunions, corrigeant des documents, tantôt faisant des courses ou nourrissant des contacts plus lointains.  

Il puisait son inspiration dans une  vaste culture philosophique et biblique dont il faisait une synthèse avec des références et citations qui enrichissaient nos réunions.

Pour les membres du CARI les plus âgés, Georges était un compagnon de route depuis plus de cinquante années. Il était également un « tisseur de paix », comme le disait au lendemain de son décès, sa compagne Aviva ! Sa fidélité restera légendaire, son grand rire avec une pointe d’accent suisse et bien sûr ses éternelles sandales de cuir aussi !

C’est en sa mémoire, sans artifice, qu’au moins une soixantaine de personnes ont tenu à manifester leur présence et exprimer des témoignages lors d’une soirée tenue le 21 décembre 2017 en son souvenir à l’espace Martin Luther King de Montpellier. Ces témoignages très divers ont aussi permis de reconstituer le puzzle d’une vie dont certains ont découvert des passages inconnus.

Salut à ta mémoire Georges, et que l’esprit de liberté qui te caractérisait puisse te rejoindre auprès des chevaux de légende.

Les membres du Conseil d’administration et de l’équipe de permanents du CARI.

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