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Lutter contre la désertification

Les zones sèches représentent plus de 40% de la surface terrestre, ce qui représente une proportion importante de nos terres. Pour autant, il ne faut pas considérer les zones sèches comme inhabitées, car elles regroupent une personne sur trois dans le monde. Le CARI agit en direction des populations rurales de ces territoires, vulnérables face à des aléas climatiques, politiques et économiques de plus en plus pregnants.

Désertification, de quoi parle-t-on ?

Pour les scientifiques et la communauté internationale, ainsi que pour la société civile du monde entier impliquée dans la lutte contre la désertification, « la désertification désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines. » Cette définition est celle reprise par la Convention des Nations-Unies de Lutte contre la Désertification (CNULCD).

Cette dégradation des terres en zones sèches se manifeste par une détérioration de la couverture végétale, des sols et des ressources en eau et aboutit à une diminution ou à une destruction du potentiel biologique des terres ou de leur capacité à supporter les populations qui y vivent.  Il s’agit donc d’une disparition progressive de la vie sous toutes ses formes, avec les conséquences que cela implique : insécurité alimentaire, pauvreté, migrations...

Et le changement climatique dans tout ça ?

A l'heure du changement climatique annoncé, ces enjeux sont d'autant plus prégnant que ces zones sont déjà fragiles et que les populations qui y vivent doivent faire face à de nombreuses contraintes.

Dans les régions arides, le climat tend en effet vers un réchauffement et une accentuation de l’aridité. La moyenne pluviométrique annuelle diminue tandis que les températures moyennes augmentent. En parallèle, les évènements climatiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. Les prédictions climatiques prévoient ainsi un accroissement de la fréquence des sécheresses, vagues de chaleurs et inondations. Si les précipitations venaient à augmenter, elle se concentreraient dans de courtes périodes, accentuant le risque d’inondation.

Les conséquences pour les populations

Plusieurs conséquences sont à prévoir : la réduction des surfaces arables et des rendements, la compétition pour l'accès aux terres fertiles, la raréfaction des ressources naturelles, l'augmentation des conflits territoriaux, l'abandon des activités traditionnelles, la réduction des capacités de stockage liée à la chaleur... et enfin, les migrations de populations liées aux changements climatiques qui accentuent les risques de conflits et l’insécurité tout en restreignant la main-d'œuvre disponible sur les exploitations agricoles.

Ce sont ces différents enjeux qui ont amené le CARI à s'investir pour la lutte contre la désertification et la dégradation des terres dans les zones arides. Remettre en valeur les terres permet de redonner vie aux territoires ruraux et de redonner un avenir à leurs populations. Toujours sur la base du principe de l'accompagnement, le CARI intervient donc dans cette optique, aux échelles locales, nationales et internationales.

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