Publié le 03/03/2008 sur www.terre-net.fr
Les ressources naturelles, en Afrique du Sud, se tarissent.
Elles représentent pourtant le seul capital disponible des populations pauvres. Face à l’urgence de la situation, Youba Sokona secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel a expliqué, à l’occasion du Forum Tech for Food, les possibilités technologiques qui s’offrent aujourd’hui à ces régions désertiques.
Une nouvelle structure de « récoltes » d’informations est mise en place par l’Observatoire du Sahara et du Sahel. Véritable révolution, un système d’alerte précoce à la sécheresse est développé : il permet de coupler images satellites, observations de terrain, données climatiques et socio-économiques. Ces laboratoires permettent d’anticiper d’une part, les variations météorologiques, d’autre part de définir l’importance des dégradations et de mettre en place un plan d’action adapté.
Des cartes et des plans sont dressés. Ils rendent possible une prise de décision plus efficace.
On constate à ce jour une diminution notable de l’espace de production et d’élevage. Un fléau donc, qui pousse les populations à migrer, tant au niveau local, régional que national. La dégradation des sols est très importante : l’Afrique subsaharienne utilise 7kg de fertilisant par hectare contre 60kg en Afrique du Nord.
Afin de mieux lutter contre les dangers de la désertification de ce continent aux écosystèmes très fragiles il est apparu indispensable de mieux les comprendre pour mieux les étudier.
Il existe à ce jour 30 laboratoires labellisés de traçabilité et d’analyses.
Source : TV Agri
Auteur : Christina Parra