Employé pour la première fois en 1928 par l’agronome américain Basil Bensin pour désigner l’application de principes d’écologie à l’agriculture (Maitrepierre, 2024), le terme « agroécologie » (AE) a ensuite dépassé l’échelle du champ et de l’exploitation pour s’étendre à l’agroécosystème, puis au système alimentaire dans son ensemble (HLPE, 2019). Selon David et al. (2012), l’AE est « une approche intégrée qui applique concomitamment des notions et des principes écologiques, économiques et sociaux à la conception et à la gestion des systèmes alimentaires et agricoles ». Son objectif est double : (1) optimiser la productivité de ces systèmes tout en renforçant leur capacité de résilience face à de nouvelles incertitudes imposées par le changement climatique et la volatilité des prix agricoles et alimentaires ; et (2) maximiser les services écosystémiques susceptibles d’être fournis par les agrosystèmes (stockage du carbone, préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, Maitrepierre, 2024 ; Malézieux, 2012 ; Malézieux et al, 2009, 2019).