« Atténuer les effets de la sécheresse, s’y adapter et les gérer, afin de renforcer la résilience des populations et des écosystèmes vulnérables » : voilà le troisième objectif stratégique défini au sein du cadre stratégique 2018-2030 de la CNULD
, Conférence des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. En zone aride, cette résilience repose en grande partie sur les parcours et les pâturages, qui dominent largement, et le pastoralisme valorise ces espaces que l’agriculture n’est pas en mesure de gérer. Au total, ces écosystèmes constituent 54 % des terres émergées et font vivre pas loin de 500 millions de personnes dans le monde. A elles seules, les régions arides abritent quelque 200 millions de pasteurs. C’est énorme et pourtant, les enjeux liés à ces espaces sont mal pris en compte dans les politiques publiques.