La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), représente depuis 1994 le cadre des négociations internationales pour « lutter contre la désertification et atténuer les effets de la sécheresse dans les pays gravement touchés, en particulier en Afrique. » (Texte de la CNULCD, Article 2)
Ses actions et sa mise en œuvre par les États Parties reposent sur un cadre stratégique. Pour le mandat 2018-2030 la Convention poursuit 5 objectifs stratégiques :
- Objectif stratégique 1 : Améliorer l’état des écosystèmes touchés, lutter contre la désertification et la dégradation des terres, promouvoir la gestion durable des terres et favoriser la neutralité en matière de dégradation des terres.
- Objectif stratégique 2 : Améliorer les conditions de vie des populations touchées.
- Objectif stratégique 3 : Atténuer les effets de la sécheresse, s’y adapter et les gérer, afin de renforcer la résilience des populations et des écosystèmes vulnérables.
- Objectif stratégique 4 : Faire en sorte qu’une mise en œuvre efficace de la Convention procure des avantages pour l’environnement à l’échelle mondiale.
- Objectif stratégique 5 : Mobiliser des ressources financières et non financières additionnelles et importantes en faveur de la mise en œuvre de la Convention par l’instauration de partenariats mondiaux et nationaux efficaces.
À la suite de sa 16ème Conférence des Parties (COP16), la CNULCD a lancé un processus pour définir son futur cadre stratégique Post-2030. Pour mener à bien cet objectif, un groupe de travail intergouvernemental dédié est en cours d’élaboration.
Conformément aux décisions 4 et 7 de la COP16 ce groupe de travail intergouvernemental aura deux principaux objectifs d’ici la tenue de la COP17 de la CNULCD qui se déroulera en Mongolie en 2026 :
- Identifier les éléments clés pour le nouveau cadre stratégique post-2030 sur la base des résultats du rapport du groupe de travail intergouvernemental sur l’évaluation à mi-parcours de l’avancée du cadre stratégique 2018-2030, du processus mis en place au sein du groupe de travail intergouvernemental sur la sécheresse et des décisions prises durant la COP16.
- Mener une analyse détaillée des indicateurs actuels rattachés aux rapportages nationaux des États parties sur les objectifs stratégiques 2018-2030 de la CNULCD, dans le but de rendre ces indicateurs plus pertinents pour le cadre stratégique post-2030, tout en prenant en compte leur facilité de compréhension et leur adéquation avec les capacités des États Parties. Cette analyse devra également prendre en compte la décision 8 de la COP16.
Le groupe de travail intergouvernemental se composera de 3 représentants régionaux, désignés par les États Parties et de 5 experts techniques comprenant 3 scientifiques indépendants, 1 représentant.e d’une organisation internationale et 1 représentant.e des organisations de la société civile, qui seront désignés sur appel à manifestation d’intérêt.
- La nomination des membres du groupe de travail intergouvernemental sur le futur cadre stratégique (post-2030) de la CNULCD est en cours. L’élaboration de ce nouveau cadre représente un point stratégique et offre aux organisations de la société civile une opportunité de porter leurs expertises de terrain et leurs recommandations.