Les autorités locales peuvent être issues de l’État, de la coutume, de la religion, ou encore de projets (qui créent des normes ad hoc) (Rangé et al., 2024). Ce peut être soit des acteurs individuels (par exemple des chefs coutumiers ou spirituels), soit des collectifs (comme des comités de gestion d’une ressource ou des assemblées citoyennes). Elles peuvent être formelles (officiellement reconnues par l’État comme les Mairies ou les agences décentralisées de l’État par exemple) ou informelles (chefs coutumiers non reconnus officiellement par l’État, leaders religieux ou spirituels, etc.).
Selon Colin et al. (2023), les autorités locales varient « en fonction des types de droits et d’enjeux : chef de famille, conseil de famille, chef de village, maître de la terre, souverain, autorité religieuse, agents de l’État, élus locaux, administration territoriale, justice, etc. Les contextes de pluralité des normes coïncident souvent avec une pluralité d’autorités, relevant de sources de légitimité différentes : des pouvoirs coutumiers, des autorités religieuses, des acteurs étatiques. »